Internet est le rseau informatique mondial qui rend accessible au public des services comme le courrier lectronique et le World Wide Web. Ses utilisateurs sont dsigns par le nologisme internaute. Techniquement, Internet se dfinit comme le rseau public mondial utilisant le protocole de communication IP (Internet Protocol).

Internet ayant t popularis par l'apparition du World Wide Web, les deux sont parfois confondus par le public non averti. En ralit, le Web est une des applications d'Internet, comme le sont le courrier lectronique, la messagerie instantane ou les systmes de partage de fichiers poste  poste.

Par ailleurs, du point de vue de la confidentialit des communications, il importe de distinguer Internet des intranets, les rseaux privs au sein des entreprises, administrations, etc., et des extranets, interconnexions d'intranets pouvant emprunter Internet.

Sommaire [masquer]
1 Terminologie 
2 Historique 
3 Gouvernance 
3.1 Au niveau mondial 
3.2 Au niveau rgional (continents) 
4 Statistiques 
5 Aspects juridiques 
6 Technique 
6.1 Requis 
6.2 Protocoles 
6.3 La Toile comme utopie 
7 Voir aussi 
7.1 Liens internes 
7.2 Liens externes 
 


 Terminologie  [modifier]
Le terme est d'origine amricaine Internet (InterNetwork). Sa premire utilisation documente remonte  octobre 1972 par Robert E. Kahn au cours de la premire ICCC (International Conference on Computer Communications)  Washington.

Au cours de l'histoire de la cration d'Internet, on trouve diffrents noms qui sont parfois considrs comme anctres du terme Internet : internetting, interconnected networks, internetworking, internetwork, international inter-connected networks, Inter Net, inter-net, International Network. Toutefois les origines exactes du terme Internet restent  dterminer. Ce flou a favoris l'apparition de multiples explications faisant office d'origine. Aujourd'hui ceux qui prtendent dtenir la vritable origine du terme sont lgion (un exemple courant est de dire qu'Internet est un mot-valise pour interconnected networks). Toutefois on sait que c'est le 1er janvier 1983 que le nom Internet, dj en usage pour dsigner l'ensemble d'ARPANET et des rseaux, est devenu officiel.

La dfinition de ce qu'est Internet n'est pas vidente  expliciter de manire prcise sans entrer dans les dtails techniques, ce qui tend  une vulgarisation de la dfinition et facilite les confusions et imprcisions en franais. Une des confusions les plus courantes porte sur le Net (en franais  rseau ) et le Web (en franais  toile  dans le sens  toile d'araigne ). En raction  l'importance croissante du  phnomne Internet  et la prolifration de termes relatifs  ce phnomne dans le langage, il y a eu diverses publications au Journal officiel de la Rpublique franaise. L'une d'elle indique qu'il faut utiliser le mot Internet comme un nom commun, c'est--dire sans majuscule. L'Acadmie franaise recommande de dire  l'internet , comme on dit souvent  le web .

En anglais, on utilise un article dfini et une majuscule pour parler d'Internet. Cet usage vient du fait qu'Internet est de loin le plus tendu (mondial) et le plus grand internet du monde. Un internet (avec un i minuscule) est un terme anglais utilis pour dsigner une interconnexion de rseaux informatiques par en:internetworking (un interrseau ou un internet).

L'usage courant fait rfrence  Internet de diffrentes manires. Outre les recommandations officielles, il n'est pas rare de rencontrer les termes suivants :  le Net  ou  le net ,  Internet ,  l'Internet ,  le rseau des rseaux  ou plus simplement  le rseau  ou  le Rseau  dclin parfois en  Le rseau . Certains termes sont utiliss  tort pour faire rfrence  Internet, par exemple :  la Toile ,  le web  ou  le Web  (the Web en anglais), mais cela dsigne la Toile et non pas Internet. Cette confusion entre web et net existe aussi en anglais.

Internet a t conu pour relier des rseaux informatiques htroclites sur des distances intercontinentales : universitaires, d'entreprises, gouvernementaux, nationaux, etc., qui peuvent eux-mmes relier des sous-rseaux et finalement des ordinateurs. 

 Historique  [modifier]
Article dtaill : Histoire d'Internet. 
Les mmos que J.C.R. Licklider du Massachusetts Institute of Technology (MIT) crivit en aot 1962 sont les plus anciens textes dcrivant les interactions sociales qui seraient possibles avec un rseau d'ordinateurs. Cela devait notamment faciliter les communications entre chercheurs du Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA). En octobre 1962, Licklider fut le premier chef du programme de recherche en informatique du DARPA. Il persuada ses successeurs Ivan Sutherland, Bob Taylor et le chercheur du MIT Lawrence G. Roberts de l'intrt des rseaux informatiques.

En 1961, Leonard Kleinrock du MIT avait publi le premier texte thorique sur les tlcommunications par paquets et en 1964 il publia le premier livre sur le sujet.

En 1965, Roberts testa avec Thomas Merrill la premire connexion informatique  longue distance, entre le Massachusetts et la Californie. Le rsultat montra que des ordinateurs pouvaient travailler ensemble  distance, mais que le mode de tlcommunication par tablissement de circuit du systme tlphonique tait inadapt. Le concept de communication par paquets de Kleinrock s'imposa.

En 1966, Roberts fut engag par Taylor au DARPA pour concevoir l'ARPANET. Il publia les plans en 1967. En prsentant ce texte, il dcouvrit deux autres groupes de chercheurs travaillant indpendamment sur le mme sujet : un groupe du National Physical Laboratory (NPL) du Royaume-Uni avec Donald Davies et Roger Scantlebury, et un groupe de la RAND Corporation avec Paul Baran.

Entre 1962 et 1965, le groupe de la RAND avait tudi la transmission par paquets pour l'arme amricaine. Le but tait de pouvoir maintenir les tlcommunications en cas d'attaque (ventuellement atomique), ce que permet une transmission par paquets dans un rseau non centralis. Il s'agissait d'un dveloppement indpendant d'ARPANET : bien que probablement robuste face  une telle attaque, ARPANET n'a pourtant t conu que pour faciliter les tlcommunications entre chercheurs. Le rapport de Paul Baran est rest purement thorique, et est rapidement tomb dans l'oubli. Mais le mythe d' ARPANET comme dernier rempart  une attaque atomique  trouve l son origine.

Pendant ce temps-l, au British National Physical Laboratory, l'quipe de Donald Davies avait progress : NPL Network, le premier rseau maill fond sur la transmission de datagrammes (packets) tait fonctionnel. Mais l'histoire d'Internet n'a pas t crite par les Europens : ARPANET sera dsormais l'origine officielle d'Internet.

En aot 1968, le DARPA accepta de financer le dveloppement du matriel de routage des paquets d'ARPANET. Ce dveloppement fut confi en dcembre  un groupe de la firme BBN (Bolt Beranek and Newman) de Boston. Ce dernier travailla avec Robert E. Kahn (Bob Kahn) sur l'architecture du rseau. Roberts amliorait les aspects topologiques et conomiques du rseau. Kleinrock prparait des systmes de mesure du rseau.

En septembre 1969, BBN installa le premier quipement  l'universit de Californie (UCLA) o travaillait Kleinrock. Le second nud du rseau fut install au Stanford Research Institute (SRI) o travaillait Doug Engelbart sur un projet d'hypertexte. Deux nuds supplmentaires furent ajouts avec l'universit de Santa Barbara et l'universit de l'Utah. Fin 1969, ARPANET comptait donc quatre nuds.

Le Network Working Group (NWG) conduit par Steve Crocker finit le protocole de communication poste  poste NCP en dcembre 1970. Ce protocole fut adopt entre 1971 et 1972 par les sites branchs  ARPANET. Ceci permit le dveloppement d'applications par les utilisateurs du rseau.

En 1972, Ray Tomlinson mit au point la premire application importante : le courrier lectronique. En octobre 1972, Kahn organisa la premire dmonstration  grande chelle d'ARPANET  l'International Computer Communication Conference (ICCC). C'tait la premire dmonstration publique.

Le concept d'Internet est n d'ARPANET. L'ide tait de permettre la connexion entre des rseaux divers : ARPANET, des communications avec les satellites, des communications par radio. Cette ide fut introduite par Kahn en 1972 sous le nom de Internetting. Le protocole NCP d'ARPANET ne permettait pas d'adresser des htes hors d'ARPANET ni de corriger d'ventuelles erreurs de transmission. Kahn dcida donc de dvelopper un nouveau protocole, qui devint finalement TCP/IP.

En parallle, un projet inspir par ARPANET tait dirig en France par Louis Pouzin : le projet Cyclades. De nombreuses proprits de TCP/IP ont ainsi t dveloppes, plus tt, pour Cyclades. Pouzin et Kahn indiquent que TCP/IP a t inspir par Cyclades.

En 1973, Kahn demanda  Vinton G. Cerf (Vint Cerf) (parfois appel pre d'Internet) de travailler avec lui, car Cerf connaissait les dtails de mise en uvre de NCP. Le premier document faisant rfrence  TCP est crit en 1973 par Cerf : A Partial Specification of an International Transmission Protocol. La premire spcification formelle de TCP date de dcembre 1974, c'est le RFC 675.

La version initiale de TCP ne permettait que la communication en tablissant un circuit virtuel. Cela fonctionnait bien pour le transfert de fichiers ou le travail  distance, mais n'tait pas adapt  des applications comme la tlphonie par Internet. TCP fut donc spar de IP et UDP propos pour les transmissions sans tablissement d'un circuit.

 la fin des annes 1980, la NSF (National Science Foundation) qui dpend de l'administration amricaine, met en place cinq centres informatiques surpuissants, auxquels les utilisateurs pouvaient se connecter, quel que soit le lieu o ils se trouvaient aux tats-Unis : ARPAnet devenait ainsi accessible sur une plus grande chelle. Le systme rencontra un franc succs et, aprs la mise  niveau importante (matriels et lignes)  la fin des annes 1980, s'ouvrit au trafic commercial au dbut des annes 1990. Le dbut des annes 1990 marque, en fait, la naissance d'Internet tel que nous le connaissons aujourd'hui : le rseau reliant tous ces rseaux parlant le mme langage, connu sous le nom de norme TCP/IP (Transmission Control Protocol/ Internet Protocol) qui permet  des ordinateurs diffrents de communiquer aisment entre eux.


 Gouvernance  [modifier]
Article dtaill : Gouvernance d'internet. 
Selon la dfinition du groupe de travail sur la gouvernance d'internet, il faut entendre par  gouvernance de lInternet  llaboration et lapplication par les tats, le secteur priv et la socit civile, dans le cadre de leurs rles respectifs, de principes, normes, rgles, procdures de prise de dcisions et programmes communs propres  modeler lvolution et lusage de lInternet.

Il faut noter l'importance des registres de mtadonnes dans l'tablissement de rgles d'accs aux ressources Web qui utilisent les Uniform Resource Identifier (qui peuvent tre les URL qui s'affichent sur la barre de navigation de l'ordinateur personnel).


 Au niveau mondial  [modifier]
 
nombre d'utilisateurs par pays en 2006, (souces CIA).Le rapport du Groupe de travail sur la gouvernance de lInternet[1] donne un ensemble de recommandations sur la gouvernance d'internet.

Un certain nombre d'organismes sont chargs de la gestion d'Internet, avec des attributions spcifiques. Ils participent  l'laboration des standards techniques, l'attribution des noms de domaines, des adresses IP, etc. :

ICANN ; sous la tutelle du ministre du Commerce amricain. 
IETF 
ISOC 
Dans un but de maintenir ou d'largir la neutralit des rseaux, mais aussi d'engager les diverses parties globales dans un dialogue sur le sujet de la gouvernance, les Nations unies ont convoqu:

SMSI 
Forum sur la gouvernance de lInternet 
 Statistiques  [modifier]
 


 Aspects juridiques  [modifier]
Article dtaill : Droit d'Internet. 

 Technique  [modifier]
Internet est compos d'une multitude de rseaux rpartis dans le monde entier. Chaque rseau est rattach  une entit propre (universit, fournisseur d'accs  Internet, arme) et se voit attribu un identifiant unique appel Autonomous System (AS). Afin de pouvoir communiquer entre eux, les rseaux s'changent des donnes, soit en tablissant une liaison directe, soit en se rattachant  un nud d'change (point de peering).

Chaque rseau est donc connect  plusieurs autres rseaux. Lorsqu'une communication doit s'tablir entre deux ordinateurs appartenant  des AS diffrents, il faut alors dterminer le chemin  effectuer parmi les rseaux. Aucun lment d'Internet ne connat le rseau dans son ensemble, les donnes sont simplement rediriges vers un autre nud selon des rgles de routage. Environ 50 % du trafic mondial dInternet passe par l'tat de Virginie.


 Requis  [modifier]
Faire partie d'Internet, en tant que rseau de rseaux, ncessite d'tre connect  un rseau IP. Pour le grand public, du matriel et des logiciels sont ncessaires :

Canal de communication : 
lignes tlphoniques : 
analogiques : RTC, xDSL 
numriques : RNIS 
fibre optique 
cble 
satellite 
Fournisseur d'accs  Internet (FAI) (en anglais ISP pour Internet Service Provider) 
Client pour le protocole rseau utilis (PPP, PPPoX, Ethernet, ATM, etc.) 
D'autres logiciels sont eux ncessaires pour exploiter Internet suivant les usages.

World Wide Web : un navigateur Web 
Messagerie lectronique : un client SMTP et POP(POP3) ou IMAP / IMAP4 
Transferts de fichiers : un client ou un serveur FTP (File Transfert Protocol) 
D'autres encore assurent la scurit, par exemple :

Pare-feu 

 Protocoles  [modifier]
Internet fonctionne suivant un modle en couches, calqu sur le modle OSI. Les lments appartenant aux mmes couches utilisent un protocole de communication pour s'changer des informations.

Un protocole est un ensemble de rgles qui dfinissent un langage afin de faire communiquer plusieurs ordinateurs. Ils sont dfinis par des normes ouvertes, les RFC.

Chaque protocole a des indications particulires et, ensemble, ils fournissent un ventail de moyens permettant de rpondre  la multiplicit et  la diversit des besoins sur Internet.

Les principaux sont les suivants :

IP (Internet Protocol) : protocole rseau qui dfinit le mode d'change lmentaire entre les ordinateurs participant au rseau en leur donnant une adresse unique sur le rseau. 
TCP : responsable de l'tablissement de la connexion et du contrle de la transmission. C'est un protocole de remise fiable. Il s'assure que le destinataire a bien reu les donnes, au contraire d'UDP. 
HTTP (HyperText Transfer Protocol) : protocole mis en uvre pour le chargement des pages Web. 
HTTPS : pendant du HTTP pour la navigation en mode scuris. 
FTP (File Transfer Protocol) : protocole utilis pour le transfert de fichiers sur Internet. 
SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) : mode d'change du courrier lectronique en envoi. 
POP3 (Post Office Protocol version 3) : mode d'change du courrier lectronique en rception. 
IMAP (Internet Message Access Protocol) : un autre mode d'change de courrier lectronique. 
IRC (Internet Relay Chat) : protocole de discussion instantane. 
NNTP (Network News Transfert Protocol) : protocole de transfert de message utilis par les forums de discussion Usenet 
SSL ou TLS : protocoles de transaction scurise, utiliss notamment pour le paiement scuris. 
P2P (Peer to Peer) : mode d'change de fichiers 
UDP : permet de communiquer, de faon non fiable mais lgre, par petits datagrammes. 
DNS (Domain Name System) : systme de rsolution de noms Internet. 
ICMP (Internet Control Message Protocol) : protocole de contrle du protocole IP. 
Indpendamment du transfert entre deux points, quelques protocoles sont ncessaires aussi pour que les passerelles puissent s'changer des informations de routage. Ce sont Interior Gateway Protocol (IGP), Exterior Gateway Protocol (EGP) et Border Gateway Protocol (BGP).


 La Toile comme utopie  [modifier]
Article dtaill : Internet et utopie. 
La Toile (le World Wide Web en anglais) est sans doute la dernire utopie aprs la chute du communisme et partage toutes les caractristiques propres aux utopies effectivement mises en place. Dune part la Toile se base sur des principes abstraits et elle est guide par un certain idalisme mais dautre part les intrts privs ont tendance  reprendre le dessus et  combattre les principes dorigines.

La Toile est guide par un certain idalisme basique. Celui quon peut considrer comme linventeur de la Toile, le britannique Sir Tim Berners-Lee, inventeur du premier navigateur, du protocole dcriture HTTP et prsident du World Wide Web Consortium a en effet abandonn tous ses droits afin de permettre la rapide diffusion du protocole HTTP et de lide de Toile en gnral. En outre, il a toujours insist sur lide que la Toile devait tre un systme non hirarchis o les liens se font directement par hypertexte et non par un nud centralisant les informations. La Toile quelque part permet mme la ralisation dun vieux rve de rorganisation de linformation selon non plus des modles linaires mais par hypertexte expos pour la premire fois par Vannevar Bush. Mais la Toile est aussi dtermine par dimportants intrts privs venant du fait que linformatique prive se dveloppe extrmement rapidement. La multiplication de sites commerciaux en est dj un signe. Mais il faut bien voir que certaines entreprises ont quasiment tent de dominer la Toile.

Toute analyse de la Toile se trouve donc au carrefour de plusieurs niveaux de lectures et danalyse : conomie, informatique, sociologie, technologie. Mais le concept-cl pour le dfinir reste celui dutopie applique.


 Voir aussi  [modifier]
Pages correspondant  ce thme sur les projets Wikimedia :

     Ressources multimdia sur Commons. 
     Dfinition sur Wiktionnaire. 
     Article dactualit sur Wikinews. 

 Liens internes  [modifier]
IPv6 
Socit 
internaute 
commerce lectronique 
socit de l'information 
fracture numrique 
technologies de l'information et de la communication 
conomie de la connaissance 
liberts sur Internet 
Mta-information 
langues d'Internet 
Dpendance  Internet 
Navigation sociale 
Hyper-information 
Mondialisation 
Hypermonde 
Monde (univers) 
Organisme 
IANA 
ICANN 
Internet Society 
Internet Engineering Task Force 
Internet Systems Consortium 
Association for Computing Machinery 
Technique 
adresse IP 
IPv6 
suite des protocoles internet 
modle OSI 
fournisseur d'accs  Internet 
hbergeur Internet 
Internet2 
Intranet 
Application 
Courrier lectronique 
World Wide Web 
Messagerie instantane 
Messagerie fax 
Poste  poste 
Visioconfrence 
radios disponibles sur Internet 
Utilisations d'Internet 
Agent mobile 
Cyberculture 
flaming 
hack 
crack 
net-sociologie 
netiquette 
troll 
loi de Godwin 

 Liens externes  [modifier]
(fr) Internet et rseaux ; 
(fr) Une histoire alternative et distrayante de l'Internet.; 
(fr) Comprendre le fonctionnement d'internet, textes conu pour les enfants et valid par des ducateurs; 
(en) RFC 1000 THE REQUEST FOR COMMENTS REFERENCE GUIDE, aot 1987, l'histoire des dbuts d'Internet et des premiers RFC ; 
(en) RFC 1580 (FYI 23) Guide to Network Resource Tools, mars 1994, prsentation des applications d'Internet ; 
(en) A Brief History of the Internet, par l'ISOC ; 
(en) Internet history, histoire illustre ; 
(en) THINK protocols, par l'universit du Texas  Austin, recherche historique ; 
(en) Internet Pioneers, avec plusieurs biographies ; 
(en) History of the Internet and Web, chronologie ; 
(en) The Opte Project, cartographie d'Internet ; 
Une adresse IP (avec IP pour Internet Protocol) est le numro qui identifie chaque ordinateur connect  Internet, ou plus gnralement et prcisment, l'interface avec le rseau de tout matriel informatique (routeur, imprimante) connect  un rseau informatique utilisant l'Internet Protocol.

Il existe des adresses IP de version 4 et de version 6. En 2007, la version 4 est la plus utilise : elle est gnralement note avec quatre nombres compris entre 0 et 255, spars par des points ; exemple : 212.85.150.133. Voir adresse IPv4 et adresse IPv6.

Sommaire [masquer]
1 Dtermination et utilisation des adresses dans un rseau IP 
1.1 Plus techniquement 
2 Adresse IP et nom de domaine 
3 Masque de sous-rseau 
4 Principe du CIDR 
5 Base de donnes des adresses IP 
5.1 Assignation des plages d'adresses IP 
5.2 Plages d'adresses IP spciales 
5.2.1 Dans le cas particulier de l'IPv4 : 
5.3 Rservation des blocs d'adresses IP 
6 Voir aussi 
6.1 Liens internes 
6.2 Liens externes 
6.2.1 Sites gnraux 
6.3 Rfrences 
6.3.1 Communes 
6.3.2 IPv6 
6.3.3 IPv4 
 


 Dtermination et utilisation des adresses dans un rseau IP  [modifier]
Dans la version 4 du protocole, l'adresse IP d'un ordinateur lui est gnralement automatiquement transmise et assigne au dmarrage grce au protocole Dynamic Host Configuration Protocol (DHCP). Sinon, il est galement possible de fixer l'adresse IP d'un ordinateur dans la configuration de son systme d'exploitation ; des mcanismes d'autoconfiguration existent galement.

Dans la version 6, le principe de l'autoconfiguration est renforc.

Chaque donne transmise par le protocole Internet est tiquete avec deux adresses IP pour identifier l'expditeur et le destinataire. Le rseau utilise l'adresse de destination pour transmettre la donne. Le destinataire sait  qui rpondre grce  l'adresse IP de l'expditeur. Chaque composant connect au rseau doit donc possder au moins une adresse IP pour tablir des connexions.


 Plus techniquement  [modifier]
Dans chaque trame envoye  l'aide du protocole IP, l'en-tte spcifie le couple (adresse IP du destinataire, adresse IP de l'metteur) afin de permettre au protocole de routage de router la trame correctement et  la machine destinataire de connatre l'origine des informations qu'elle reoit, donc d'y rpondre si besoin est.

Une ou plusieurs adresses IP peuvent tre assignes  un hte. Cette assignation pourra se faire soit manuellement (notamment en IPv4) , soit automatiquement par le biais d'un protocole adquat (comme DHCP ou RARP ou en IPv6).

L'adresse IP est principalement utilise pour acheminer les donnes jusqu'au rseau o se trouve la machine de destination, ensuite, dans le cas d'IPv4, c'est la table ARP de la dernire passerelle qui est sollicite pour convertir l'adresse IP en adresse MAC.


 Adresse IP et nom de domaine  [modifier]
La plupart des adresses IP peuvent tre converties en un nom de domaine et inversement. Le nom de domaine est plus facilement lisible pour les humains : fr.wikipedia.org est le nom de domaine correspondant  212.85.150.133. Il s'agit du systme de rsolution de noms.


 Masque de sous-rseau  [modifier]
Le masque de sous-rseau permet de savoir quelle partie d'une adresse IP correspond  la partie numro de rseau et laquelle correspond  la partie numro de l'hte.

Les principes sont les mmes en IP version 4, et en version 6. Cependant, les pratiques ne sont pas les mmes. La notation CIDR est systmatiquement utilise.

Un masque a la mme longueur qu'une adresse IP. Il est constitu d'une suite de chiffres 1 termine par (ventuellement) des chiffres 0 :

                     1                   2                   3   
 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
|1 1 1 1 1 1 1 1|1 1 1 1 1 1 1 1|1 1 1 1 1 1 1 1|1 0 0 0 0 0 0 0| masque 255.255.255.128
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
Article dtaill : Adresse IPv4. 
Pour calculer la partie sous-rseau d'une adresse IP, on effectue une opration logique bit  bit entre l'adresse et le masque. Pour calculer l'adresse de l'hte, on effectue une opration bit  bit entre le complment  un du masque et l'adresse.

Autrement dit : il suffit de conserver les bits de l'adresse l o les bits du masque sont  1 (un certain nombre de bits en partant de la gauche de l'adresse). La partie numro d'hte est contenue dans les bits qui restent (les plus  droite).


 Principe du CIDR  [modifier]
Le Classless Inter-Domain Routing, abrg CIDR, a t mis au point afin (principalement) de diminuer la taille de la table de routage contenue dans les routeurs. Ce but est atteint en agrgeant plusieurs entres de cette table en une seule.

Ce systme s'applique notamment  IPv4.

La norme de routage CIDR impose galement aux administrateurs de routeurs la rgle de l'agrgation maximum des sous-rseaux qui sont routs ensembles avec la mme politique, dans les annonces de routage envoyes en bordure de leur systme autonome de routage (AS) avec un protocole de publication de routages tel que BGP4 ou GGP.


 Base de donnes des adresses IP  [modifier]

 Assignation des plages d'adresses IP  [modifier]
L'IANA (depuis 2005, une division de l'ICANN) dfinit l'usage autoris des diffrentes plages d'adresses IPv4, en segmentant l'espace en 256 blocs de taille /8 numrots de 0/8  255/8 .

L'article adresse IPv4 traite en dtail ce sujet, dans le cas de l'IPv4.

La diffusion d'une trame IP est une opration coteuse sur un rseau local tendu et devrait rester rserve uniquement pour les services de configuration des interfaces rseau, ou pour la dcouverte des autres htes d'un mme segment supportant un service donn, lorsque cette liste d'htes ne peut tre connue par un autre moyen.

En particulier, des trames IP mises en diffusion sont utilises au dmarrage d'une interface rseau IP dans le mode de configuration automatique, pour la recherche de serveurs DHCP permettant l'autoconfiguration de cette interface et des services qui lui sont associs.

L'IANA dfinit aussi les espaces d'adresse IPv6 disponibles  la rservation.


 Plages d'adresses IP spciales  [modifier]
L'adresse 127.0.0.1 (0:0:0:0:0:0:0:1 ou ::1 en version 6) dnote l'adresse de bouclage (localhost - la machine elle-mme). 
L'adresse 0.0.0.0 (0:0:0:0:0:0:0:0 ou :: en version 6) est illgale en tant qu'adresse de destination, mais elle peut tre utilise localement dans une application pour indiquer n'importe quelle interface rseau. 
Les autres adresses dans le rseau 127.0.0.0/8 sont considres comme locales, de mme que celles du rseau 0.0.0.0/8. 
L'adresse spciale 255.255.255.255 est une adresse de diffusion. 
La premire adresse d'un rseau spcifie le rseau lui-mme, la dernire est une adresse de diffusion (broadcast). 
Certaines adresses ne sont pas (ou tout du moins ne devraient pas tre) routes sur Internet : elles sont rserves  un usage local (au sein d'une organisation, o l elles peuvent tre routes); en IPv6, c'est en particulier les cas des adresses fe80::/64. De plus certaines adresses ne devraient pas tre routes sur Internet, ni mme de faon prive au del d'un mme segment de liaison, o ces adresses sont utilisables uniquement comme adresses de configuration automatique par dfaut des interfaces d'htes (en cas d'absence de configuration manuelle explicite et de non-dtection d'autres systmes de configuration comme DHCP) :


 Dans le cas particulier de l'IPv4 :  [modifier]
En-tte Rseaux Diffusion Sous-Rseaux Classe Type Norme 
10/8 10.0.0.0 10.255.255.255 1 A Rseaux privs urn:ietf:rfc:1918 
172.16/12 172.16.0.0 172.31.255.255 16 B 
192.168/16 192.168.0.0 192.168.255.255 256 C 
169.254/16 169.254.0.0 169.254.255.255 1 B Configuration  la vole urn:ietf:rfc:3927 

Pour plus d'information sur les autres plages d'adresses IPv4 normalement non routables et interdites sur Internet car non rserves pour cet usage, on consultera la page Bogon IPs du site CompleteWhois (en).


 Rservation des blocs d'adresses IP  [modifier]
Article dtaill : Rservation des blocs d'adresses IP. 
Les adresses IP Unicast sont distribues par l'IANA aux registres Internet Rgionaux (Regional Internet Registries, RIR). Les RIRs grent les ressources d'adressage IPv4 et IPv6 dans leur rgion.

Il est possible d'interroger les bases de donnes des RIRs pour savoir  qui est alloue une adresse IP. Si le serveur interrog ne contient pas la rponse, il donnera l'adresse du RIR  interroger. Ces requtes se font grce  la commande whois ou bien via les sites Web des LIR (rubrique  whois ).

Les RIRs se sont regroupes pour former la NRO (Number Ressource Organization) afin de coordonner leurs activits ou projets communs et mieux dfendre leurs intrts auprs de l'ICANN (l'IANA), mais aussi auprs des organismes normalisateurs (notamment l'IETF ou l'ISOC).


 Voir aussi  [modifier]

 Liens internes  [modifier]
Adresse IPv4 
Adresse IPv6 
Internet Protocol 
Broadcast 
Usurpation d'adresse IP 
Usurpation d'adresse ARP 
Les rseaux TCP/IP : un wikilivre de la bibliothque du dpartement informatique. 

 Liens externes  [modifier]

 Sites gnraux  [modifier]
Adresse-ip.org Obtenez votre adresse IP relle. 
Mon-ip.com Donne votre adresse IP ainsi que votre localisation 
Adresse IP Un site qui vous donne votre adresse IP 
Ip Address Location Endroit de IP address 

 Rfrences  [modifier]
Les dfinitions des adresses IP versions 4 et 6, la notion de classe et le CIDR sont documents dans les Request for comments suivants (en anglais) :


 Communes  [modifier]
RFC 997 - Internet numbers, mars 1987 
RFC 791 - Internet Protocol, septembre 1981 
RFC 1519 - Classless Inter-Domain Routing (CIDR): an Address Assignment and Aggregation Strategy, septembre 1993 
RFC 1918 - Address Allocation for Private Internets, fvrier 1996 
RFC 1531 - Dynamic Host Configuration Protocol, octobre 1993 

 IPv6  [modifier]
RFC 2460 - Internet Protocol, Version 6 (IPv6) Specification, dcembre 1998 
RFC 2373 - IP Version 6 Addressing Architecture, juillet 1998 
RFC 2893 - Transition Mechanisms for IPv6 Hosts and Routers, aot 2000 

 IPv4  [modifier]
RFC 3330 - Special-Use IPv4 Addresses, septembre 2002 
RFC 903 - A Reverse Address Resolution Protocol, juin 1984 
La liste des RIRs ainsi que la table d'allocation des adresses se trouvent sur le serveur de l'IANA [1]

 Portail de l'informatique  Accdez aux articles de Wikipdia concernant linformatique. 

Rcupre de  http://fr.wikipedia.org/wiki/Adresse_IP 
Catgories : TCP/IP  Adressage rseau  Identifiant
Le modle d'interconnexion en rseau des systmes ouverts de l'ISO (Organisation internationale de normalisation) est un modle de communications entre ordinateurs. Il dcrit les fonctionnalits ncessaires  la communication et l'organisation de ces fonctions.

La norme complte, de rfrence ISO 7498 est globalement intitule  Modle de rfrence de base pour l'interconnexion de systmes ouverts (OSI)  et est compose de 4 parties :

Le modle de base 
Architecture de scurit 
Dnomination et adressage 
Cadre gnral de gestion 
Cette version de cet article ainsi que les articles consacrs  chacune des couches du modle se concentrent sur la partie 1, rvision de 1994.

Le texte de la norme proprement dit est trs abstrait car il se veut applicable  de nombreux type de rseaux. Pour la rendre plus comprhensible, en plus de prsenter la norme, cet article fait des liens avec les ralisations concrtes telles qu'on les trouve dans un ordinateur, c'est  dire des piles protocolaires concrtes (un "systme rel" au sens de la section 4). De plus, la norme n'indique pas de mcanismes propres  assurer les fonctions dfinies alors que cet article le fait. Les exemples de service et surtout de protocoles sont pris dans le monde IP (probablement le plus connu mais aussi le plus loign de l'esprit de la norme), le monde RNIS (y compris la seconde gnration, plus connue sous le nom ATM) et parfois le monde OSI (qui ne fait pas que des modles). On notera que les combinaisons offertes par le modle sont beaucoup plus nombreuses que celles ralises dans des piles de protocole existantes, on ne peut donc pas donner d'exemple rel pour toutes les fonctions.

Sommaire [masquer]
1 Prsentation de la norme 
1.1 Concepts et terminologie: services, protocoles et interfaces 
1.2 Architecture en couche 
1.2.1 Caractrisation rsume des couches 
1.2.2 Quelques prcisions 
1.3 Les fonctions communes 
1.3.1 Fiabilisation des communications 
1.3.2 Fonctions de transformation 
2 Limitations du modle et utilisations tendues 
3 Le monde IP et le modle OSI 
4 Liens externes 
 


 Prsentation de la norme  [modifier]
L'objectif de cette norme est de spcifier un cadre gnral pour la cration de normes ultrieures cohrentes. Le modle lui-mme ne dfinit pas de service particulier et encore moins de protocole.


 Concepts et terminologie: services, protocoles et interfaces  [modifier]
Le modle est essentiellement une architecture en couches dfinies et dlimites avec les notions de service, de protocole et d'interface.

Un service est une description abstraite de fonctionnalits  l'aide de primitives (commandes ou vnements) telles 
que demande de connexion ou rception de donnes.

Un protocole est un ensemble de messages et de rgles d'changes ralisant un service. 
Une interface ("point d'accs au service" dans la norme) est le moyen concret d'utiliser le service. Dans un programme, c'est typiquement un ensemble de fonctions de bibliothque ou d'appels systmes. Dans une ralisation matrielle, c'est par exemple un jeu de registres a 
l'entre d'un circuit.

Les dtails d'un service varient bien sr d'une architecture de rseau  l'autre. La classification la plus grossire se fait selon que le service fonctionne en mode connect ou non. Malgr cette variabilit, les fonctions communes ont des noms conventionnellement constants. Ces noms ne proviennent toutefois pas directement de ISO 7498-1.

connection.request  
est une demande de connexion sortante, i.e.  l'initiative d'une entit locale. 
connection.indication  
correspond  l'vnement Une demande de connexion entrante a t reue.. 
connection.response  
est l'indication d'acceptation ou de rejet de la connexion 
connection.confirmation  
correspond  l'vnement La rponse du demand a t reue.. C'est un acquittement. 
data.request, data.indication et data.confirm  
sont le pendant pour les donnes. 
Les donnes fournies  une primitive de service sont appeles (N)-SDU ou N est l'indication de la couche, son numro dans la norme, parfois une lettre tire du nom de la couche. Les messages d'un protocole sont appels PDU ("protocol data unit").


 Architecture en couche  [modifier]
Le modle comporte 7 couches succinctement prsentes ci-dessous de bas en haut et dtailles dans leur articles respectifs. Ces couches sont parfois rparties en 2 groupes.

Les 4 couches infrieures sont plutt orientes communication et sont typiquement fournies par un systme d'exploitation.

Les 3 couches suprieures sont plutt orientes application et plutt ralises par des bibliothques ou un programme spcifique. Dans le monde IP, ces 3 couches sont rarement distingues. Dans ce cas, toutes les fonctions de ces couches sont considres comme partie intgrante du protocole applicatif.

Par ailleurs, les couches basses sont normalement transparentes pour les donnes  transporter, alors que les couches suprieures ne le sont pas ncessairement, notamment au niveau prsentation.

Dans une telle architecture, une  entit  de niveau (N+1) envoie des donnes avec la primitive "data.request" de l'entit de niveau (N) en lui fournissant comme donnes un (N+1)-PDU qui sera typiquement,  son tour encapsul dans un (N)-PDU. Cot rcepteur, chaque entit analyse l'enveloppe protocole correspondant  sa couche et transmet les donnes  la couche suprieure sous la forme d'une primitive "data.indication".

Certaines fonctions comme la dtection des erreurs de transmission et leur correction, le contrle de flux peuvent tre prsentes dans plusieurs couches. Ces fonctions sont dcrites globalement plus loin.


 Caractrisation rsume des couches  [modifier]
La caractrisation donne ici est tire du chapitre 7 de ISO 7498-1. La description originelle donne en plus pour chaque couche les fonctions de manipulation de commandes ou de donnes significatives parmi celles dcrites plus bas.

La couche  physique  est charge de la transmission effective des signaux entre les interlocuteurs. Son service est typiquement limit  l'mission et la rception d'un bit ou d'un train de bit continu (notamment pour les supports synchrones). 
La couche  liaison de donnes  gre les communications entre 2 machines adjacentes, directement relies entre elles par un support physique. 
La couche  rseau  gre les communications de bout en bout, gnralement entre machines : routage et adressage des paquets.(cf. note ci-dessous). 
La couche  transport  gre les communications de bout en bout entre processus (programmes en cours d'excution). 
La couche  session  gre la synchronisation des changes et les transactions, permet l'ouverture et la fermeture de session. 
La couche  prsentation  est charge du codage des donnes applicatives, prcisment de la conversion entre donnes manipules au niveau applicatif et chanes d'octets effectivement transmises. 
La couche  application  est le point d'accs aux services rseaux, elle n'a pas de service propre spcifique et entrant dans la porte de la norme. 
Un moyen mnmotechnique pour se souvenir des 7 couches :

Aprs Plusieurs Semaines Tout Respire La Paix


 Quelques prcisions  [modifier]
Lorsque les services rseau et transport fonctionnent tous les deux en mode connect, il n'y a pas toujours de distinction claire entre ces deux services. Il y a toutefois deux cas ou cela est trs simple :

Si le service rseau n'autorise qu'une seule connexion entre 2 machines : dans ce cas, les connexions de niveau transport sont ncessairement multiplexes sur une connexion de niveau rseau et la distinction est nette. 
Les services des 2 couches relatifs  la correction des erreurs sont diffrents : Ces fonctions peuvent n'tre prsentes que dans une seule des 2 couches. 

 Les fonctions communes  [modifier]

 Fiabilisation des communications  [modifier]
L'un des rles majeurs des couches 2  4, i.e. prsent dans nombre de piles protocolaires, est la construction d'une connexion exempte d'erreurs de transmission. Cela signifie que les donnes transmises sont reues sans corruption, perte, rordonnancement et duplication. Cela implique qu'au moins une couche, et en pratique plusieurs, fasse de la dtection d'erreur, de la correction d'erreur ou de la retransmission de donnes et du contrle de flux.

Dtection d'erreurs  
reprage des PDU dont au moins un bit a chang de valeur lors du transfert. 
Correction des erreurs  
Compensation des erreurs soit par correction des donnes  l'aide de code correcteurs d'erreurs ou par destruction du PDU erron et demande de retransmission. 
Contrle de flux  
Synchronisation des communications destine  empcher qu'un interlocuteur reoive plus de PDU qu'il ne peut en traiter. 
Les contrles de flux des couches 2 et 3 peuvent sembler redondant, mais ce n'est pas ncessairement le cas. En effet, le contrle de flux au niveau 2 garantit l'asservissement seulement sur une ligne. Mais si une machine est dote de plusieurs interfaces, c'est le cas notamment de tous les routeurs, et qu'il n'y a pas de contrle de flux sur au moins une des interfaces, il y a un risque de saturation dans l'entit de niveau rseau. Ce cas se prsente en particulier dans les rseaux X.25 o le contrle de flux est une option, ngocie  l'ouverture de la connexion.


 Fonctions de transformation  [modifier]
En plus de la structure en couche, le modle dfinit aussi une srie de mcanismes standard de manipulation de commandes ou de donnes, utilises pour la ralisation d'un service. Cette section dfinit les plus courantes. Ces transformations sont dcrites par paire d'oprations inverses l'une de l'autre.

Multiplexage et dmultiplexage de connexion  
Utilisation d'une connexion de niveau N pour transporter les PDU de plusieurs connexions de niveau N+1. Symtriquement, dmultiplexer consiste  sparer les (N+1)-PDU entrants par connexion. Par exemple, ce mcanisme est prvu dans les rseaux ATM par la couche AAL 3/4. 
clatement et recombinaison  
oprations similaires dans lesquelles les (N+1)-PDU dont rpartis sur plusieurs connexion de niveau N. Cela est utilis en particulier par les utilisateurs d'accs RNIS pour augmenter le dbit disponible. 
Segmentation et rassemblage  
Lorsque le service fourni par la couche (N) fixe une limite de taille sur les donnes trop petite par rapport au service de la couche (N+1), la couche (N+1) dcoupe les (N+1)-SDU en plusieurs fragments correspondant chacun  un (N+1)-PDU avant envoi.  la rception, la couche (N+1) concatne les fragments pour retrouver le (N+1)-SDU initial. Cela est massivement utilis dans les rseaux ATM et dans SSL/TLS. Pour IP, cette fonction est traditionnellement appele fragmentation. 

 Limitations du modle et utilisations tendues  [modifier]
Cette section illustre quelques cas ou une architecture rseau ne peut entrer compltement dans la cadre du modle OSI.

Le modle prvoit que dans une pile concrte, il y ait un et un seul protocole par couche. Il y a toutefois des cas ou cela est quasi-impossible, en particulier lors de l'interconnexion de rseaux htrognes, c'est  dire utilisant des jeux de protocole diffrents. Par exemple, un tunnel simple permet de relier 2 rseaux homognes en traitant un rseau d'un autre type comme une connexion point  point. C'est cette technique qui est utilise pour relier temporairement une machine isole  Internet (hors lignes xDSL): Un modem gre une connexion tlphonique entre 2 machines distantes, donc une connexion de niveau 3 dans la pile RNIS, et l'utilise pour transmettre des trames PPP, protocole de niveau 2 alors que dans une pile canonique, cela serait des PDU de niveau transport (4).

Il y a aussi des situations o 2 protocoles de mme niveau sont utiliss simultanment car la combinaison du service fourni et du service attendu de la couche infrieure l'exige. Ainsi, dans le monde IP, les protocoles SSL et TCP fournissent tous deux un service de communication point  point entre processus mais le seul protocole standard ralisant le service attendu par SSL pour fonctionner n'est fourni que par TCP. On est donc oblig de superposer SSL sur TCP.


Dans certaines architectures rseau, le service offert aux machines d'extrmit n'est pas suffisant pour satisfaire les besoins internes au rseau. Par exemple, dans un rseau ATM, le service rseau est en mode connect. Il faut donc une pile protocolaire capable de transporter la signalisation (les messages de gestion des connexion) mais le service offert par cette pile n'est pas accessible aux machines d'extrmit. Pour modliser cela, on superpose au dcoupage horizontal en couche, un dcoupage vertical en plan dans lequel les piles protocolaires sont indpendantes. Ainsi, un modle de rseau ATM est constitu de 3 plans: le plan usager pour les donnes ordinaires, le plan de contrle pour le transport de la signalisation et un plan de gestion pour la supervision interne au rseau. Les rseaux tlphoniques (rseaux fixes RNIS et rseaux UMTS) ont aussi un dcoupage en plan similaire.


 Le monde IP et le modle OSI  [modifier]
S'il y a bien une correspondance grossire entre les protocoles de la pile IP et les couches du modle, on ne peut pas considrer que la pile IP est vraiment compatible avec le modle. En particulier, la sparation des couches dans la pile IP est nettement plus approximative. En voici 2 illustrations.

Pour tre conforme au modle, un protocole d'une pile ne doit pas dpendre des protocoles des autres couches, mais uniquement du service fourni. A titre d'exemple de non-conformit, considrons la dtection des erreurs dans une pile IP. Les 2 protocoles TCP et UDP ont dans leur en-tte une somme de contrle pour la dtection des erreurs. Le calcul de cette somme fait intervenir une partie de l'en-tte IP. Les protocoles TCP et UDP ne sont donc pas indpendants de IP. Cela se remarque notamment au fait que lors de passage de IP version 4  IP version 6, il faut redfinir la faon de calculer ces somme de contrle alors que les protocoles eux-mme n'ont pas rellement chang.

Lorsqu'un "datagramme" UDP, protocole de niveau transport en principe, arrive  une adresse (paire <adresse IP, numro de port>) alors qu'il n'a pas de processus destinataire, l'erreur est signale  l'metteur en lui envoyant un paquet ICMP indiquant port inaccessible. Or ICMP est en principe un protocole de niveau rseau. La machine recevant ce paquet doit donc examiner la partie donnes de ce paquet pour dterminer le processus devant recevoir la notification d'erreur. Diffrence de protocole et perte de transparence des donnes sont 2 cas de mauvaise sparation des couches. Notons  cette occasion que TCP a en revanche un mcanisme normal pour cette situation: la leve de l'indicateur RST dans le message d'erreur.


 Liens externes  [modifier]
(en) ISO : http://standards.iso.org/ittf/PubliclyAvailableStandards/s020269_ISO_IEC_7498-1_1994(E).zip Le texte de la norme, partie 1 seulement, en PDF compress au format ZIP 
(en) OSI : http://www.acm.org/sigs/sigcomm/standards/iso_stds/OSI_MODEL/ Texte brut extrait des parties 1 et 3 de la norme 
(en) OSI :http://www.cs.wcu.edu/~holliday/cware/Stack/indexStack.html Une illustration de l'encapsulation protocolaire et de la segmentation 
(fr) Comparaison entre le modle OSI et le modle TCP/IP 

Le World Wide Web, communment appel le Web, parfois la Toile ou le WWW, littralement la  toile (d'araigne)[1] mondiale , est un systme hypertexte public fonctionnant sur Internet et qui permet de consulter, avec un navigateur, des pages mises en ligne dans des sites. L'image de la toile vient des hyperliens qui lient les pages Web entre elles.

Le Web n'est qu'une des applications d'Internet, avec le courrier lectronique, la messagerie instantane, Usenet, etc. Le Web a t invent plusieurs annes aprs Internet, mais c'est le Web qui a rendu les mdias grand public attentifs  Internet. Depuis, le Web est frquemment confondu avec Internet ; en particulier, le mot Toile est souvent utilis de manire trs ambigu.

Sommaire [masquer]
1 Terminologie 
1.1 Termes dsignant le World Wide Web 
1.2 Termes rattachs au Web 
2 Architecture 
2.1 Modle mathmatique 
2.2 Exploration du Web 
2.2.1 Web profond 
2.3 Serveurs publics 
2.4 Intranets et webs privs 
2.5 Archivage 
3 Types de ressource 
3.1 Documents HTML 
3.2 Multimdia 
3.3 Images 
3.4 Scripts 
3.5 Styles 
3.6 Autres 
4 Conception 
4.1 Universalit 
4.2 Dcentralisation 
5 Technologies 
5.1 Pr-existantes 
5.2 Spcifiques 
5.3 Actuelles 
6 Historique 
6.1 Chronologie 
7 Voir aussi 
7.1 Articles lis 
7.1.1 Concepts gnraux 
7.1.2 Concepts du Web 
7.1.3 Technologies du Web 
7.1.4 Logiciels serveurs 
7.1.5 Logiciels clients 
7.1.6 Acteurs 
7.1.7 Applications 
7.2 Liens externes 
7.3 Notes et rfrences 
 


 Terminologie  [modifier]

 Termes dsignant le World Wide Web  [modifier]
Le World Wide Web est et a t dsign par de nombreux noms et abrviations synonymes : WorldWideWeb, World Wide Web, World-wide Web, Web, WWW, W3, Toile d'araigne mondiale, Toile mondiale, Toile.

Le nom du projet originel tait WorldWideWeb[2]. Les mots ont t rapidement spars en World Wide Web pour amliorer la lisibilit. Le nom World-Wide Web a galement t utilis par les inventeurs du Web, mais le nom dsormais prconis par le World Wide Web Consortium spare les trois mots sans trait d'union[3]. Bien que  mondial  s'crive world-wide ou worldwide en anglais, l'orthographe World Wide Web et l'abrviation Web sont maintenant bien tablis.

En inventant le Web, Tim Berners-Lee avait aussi pens  d'autres noms, comme Information Mesh (maillage d'informations), Mine of Information ou encore The Information Mine (la mine d'informations, dont le sigle serait Tim).

Le sigle WWW a t largement utilis pour abrger World Wide Web avant que l'abrviation Web ne prenne le pas. La prononciation laborieuse en franais comme en anglais de WWW a sans doute prcipit son dclin. Les lettres www restent cependant trs utilises dans les adresses Web et quelques autres usages formels ou techniques, bien que cela ne rponde  aucune contrainte technique. Dans la seconde moiti des annes 1990, alors que les rseaux taient engorgs par la popularit grandissante du Web, une blague rpandue prtendait que WWW signifiait World Wide Wait, soit  attente mondiale . WWW est parfois abrg en W3, abrviation qu'on retrouve dans le sigle W3C du World Wide Web Consortium.

Pour crire  le Web , l'usage de la minuscule ( le web ) est de plus en plus courant. L'Office qubcois de la langue franaise prconise la majuscule[4], le Journal officiel franais prconise  la toile d'araigne mondiale [5]. Cet article fait la distinction entre  le Web  et  un web , aussi la majuscule est toujours utilise pour dsigner le Web.


 Termes rattachs au Web  [modifier]
La terminologie propre au Web contient plusieurs dizaines de termes. Ce chapitre expose ceux qui sont utiliss dans cet article.

L'expression en ligne signifie  connect  un rseau , en l'occurrence le rseau informatique Internet. Cette expression n'est pas propre au Web, on la retrouve  propos du tlphone.

Un hte est un ordinateur en ligne. Chaque hte d'Internet est identifi par une adresse IP  laquelle correspondent zro, un ou plusieurs noms d'hte. Cette terminologie n'est pas propre au Web, mais  Internet.

Une ressource du Web est une entit informatique (texte, image, forum Usenet, bote aux lettres lectronique, etc.) accessible indpendamment d'autres ressources. Une ressource en accs public est librement accessible depuis Internet. Une ressource locale est prsente sur l'ordinateur utilis, par opposition  une ressource distante (ou en ligne), accessible  travers un rseau.

On ne peut accder  une ressource distante qu'en respectant un protocole de communication. Les fonctionnalits de chaque protocole varient : rception, envoi, voire change continu d'informations.

HTTP (pour HyperText Transfer Protocol) est le protocole de communication communment utilis pour transfrer les ressources du Web. HTTPS est la variante scurise de ce protocole.

Une URL (pour Uniform Resource Locator) pointe sur une ressource. C'est une chane de caractres permettant d'indiquer un protocole de communication et un emplacement pour toute ressource du Web.

Un hyperlien (ou lien) est un lment dans une ressource associ  une URL. Les hyperliens du Web sont orients : ils permettent d'aller d'une source  une destination. Seule la ressource  la source contient les donnes dfinissant l'hyperlien, la ressource de destination n'en porte aucune trace. Il existe deux types d'hyperlien : ceux du premier type doivent tre activs pour accder  la destination ; ceux du second causent un accs automatique  la destination.

HTML (pour HyperText Markup Language) est un langage informatique permettant de dcrire le contenu d'un document (titres, paragraphes, disposition des images, etc.) et d'y inclure des hyperliens. Un document HTML est un document dcrit avec le langage HTML. Les documents HTML sont les ressources les plus consultes du Web.

Dans un mode de communication client-serveur, un serveur est un hte sur lequel fonctionne un logiciel serveur auquel peuvent se connecter des logiciels clients fonctionnant sur des htes clients.

Un serveur Web est un hte sur lequel fonctionne un serveur HTTP (ou serveur Web). Un serveur Web hberge les ressources qu'il dessert.

Un navigateur Web est un logiciel client HTTP conu pour accder aux ressources du Web. Sa fonction de base est de permettre la consultation des documents HTML disponibles sur les serveurs HTTP. Le support d'autres types de ressource et d'autres protocoles de communication dpend du navigateur considr.

Une page Web (ou page) est un document destin  tre consult avec un navigateur Web. Une page Web est toujours constitue d'une ressource centrale (gnralement un document HTML) et d'ventuelles ressources lies automatiquement accdes (typiquement des images).

Un diteur HTML (ou diteur Web) est un logiciel conu pour faciliter l'criture de documents HTML et de pages Web en gnral.

Un site Web (ou site) est un ensemble de pages Web et d'ventuelles autres ressources, lies dans une structure cohrente, publies par un propritaire (une entreprise, une administration, une association, un particulier, etc.) et hberges sur un ou plusieurs serveurs Web.

Visiter un site Web signifie  consulter ses pages . Le terme visite vient du fait que l'on consulte gnralement plusieurs pages d'un site, comme on visite les pices d'un btiment. La visite est mene par un utilisateur (ou visiteur ou internaute). La mesure d'audience est obtenue en copiant le code en javascript dun lien vers le site d'un prestataire spcialis suivant la technique du marqueur  distance.

Une adresse Web est une URL de page Web, gnralement crite sous une forme simplifie limite  un nom d'hte. Une adresse de site Web est en fait l'adresse d'une page du site prvue pour accueillir les visiteurs.

Un hbergeur Web est une entreprise de services informatiques hbergeant (mettant en ligne) sur ses serveurs Web les ressources constituant les sites Web de ses clients.

Une agence Web est une entreprise de services informatiques ralisant des sites Web pour ses clients.

L'expression surfer sur le Web signifie  consulter le Web . Elle a t invente pour mettre l'accent sur le fait que consulter le Web consiste  suivre de nombreux hyperliens de page en page. Elle est principalement utilise par les mdias ; elle n'appartient pas au vocabulaire technique.

Un annuaire Web est un site Web rpertoriant des sites Web.

Un portail Web est un site Web tentant de regrouper la plus large palette d'informations et de services possibles dans un site Web. Certains portails sont thmatiques.

Un service Web est une technologie client-serveur base sur les protocoles du Web.


 Architecture  [modifier]

 Modle mathmatique  [modifier]
Le World Wide Web, en tant qu'ensemble de ressources hypertextes, est modlisable en graphe orient avec les ressources pour sommets et les hyperliens pour artes. Du fait que le graphe est orient, certaines ressources peuvent constituer des puits (ou des cul-de-sac, moins formellement) : il n'existe aucun chemin vers le reste du Web.  l'inverse, certaines ressources peuvent constituer des sources : il n'existe aucun chemin depuis le reste du Web.

Techniquement, rien ne distingue le World Wide Web d'un quelconque autre web utilisant les mmes technologies ; d'ailleurs d'innombrables webs privs existent. Dans la pratique, on considre qu'une page d'un site Web populaire, comme un annuaire Web, fait partie du Web. Le Web peut alors tre dfini comme tant l'ensemble des ressources et des hyperliens que l'on peut rcursivement dcouvrir  partir de cette page, ce qui exclut les sources et les webs privs.


 Exploration du Web  [modifier]
L'exploration rcursive du Web  partir de ressources bien choisies est la mthode de base des robots d'indexation des moteurs de recherche. Dans la pratique, plusieurs catgories de ressources dcouvertes sont souvent ignores :

les ressources sans accs public, notamment les pages personnelles, administratives ou payantes, protges par un mot de passe ; 
les ressources appartenant  des systmes distincts et souvent plus anciens que le Web (courrier lectronique, Usenet, sites FTP), voire simplement les ressources non servies par un serveur HTTP ou HTTPS ; 
les ressources de format de donnes non supports ; 
les ressources listes dans un fichier d'exclusion des robots ; 
les ressources vers lesquels les hyperliens sont crs dynamiquement en rponse aux interrogations des visiteurs. 
En 2004, les moteurs de recherche indexent environ 4 milliards de ressources.


 Web profond  [modifier]
Article dtaill : Web profond. 
Le  Web profond  ou  Web invisible  est la partie du Web qui n'est pas explore par les robots d'indexation et donc introuvable avec les moteurs de recherche gnralistes. Des tudes indiquent que la partie invisible du Web reprsente plus de 99% du Web. Le Web profond est notamment fait des ressources dans un format de donne incompatible avec les moteurs de recherche, des ressources contenues dans des sites Web si grands que les robots d'indexation renoncent  les indexer entirement et des ressources qui n'ont pas d'adresse connue. Ces dernires ressources proviennent gnralement de bases de donnes et sont servies en rponse aux requtes entres par les visiteurs.


 Serveurs publics  [modifier]
L'exploration rcursive n'est pas le seul moyen utilis pour indexer le Web et mesurer sa taille. L'autre solution consiste  mesurer l'infrastructure informatique connecte  Internet pour hberger des sites Web. Au lieu de suivre des hyperliens, cette mthode consiste  utiliser les noms de domaine enregistrs dans le Domain Name System et essayer de se connecter  tous les serveurs Web potentiels. C'est notamment la mthode utilise par la socit Netcraft, qui publie rgulirement les rsultats de ses explorations, dont les mesures de popularit des serveurs HTTP. Cette mesure porte plus sur l'utilisation des technologies du Web que sur le Web lui-mme. Elle permet notamment de trouver des sites publics qui ne sont pas lis au World Wide Web.


 Intranets et webs privs  [modifier]
Un web disponible sur un intranet est priv. Il est soit totalement spar du Web, soit une source du Web. Il est une source lorsque l'intranet est reli  Internet et qu'un hyperlien du web pointe sur une ressource du Web. Les liens depuis le Web sont en revanche impossibles car par dfinition un intranet n'offre pas d'accs public.

Une source peut aussi se trouver sur Internet. En ce cas, elle constitue un web virtuellement priv, car le public ne peut pas le dcouvrir en suivant des hyperliens.


 Archivage  [modifier]
Article dtaill : Archivage du Web. 
Le Web change constamment : les ressources ne cessent d'tre cres, modifies et supprimes. Il existe quelques initiatives d'archive du Web dont le but est de permettre de retrouver ce que contenait un site  une date donne. Le projet Internet Archive est l'un d'eux.


 Types de ressource  [modifier]
Les divers types de ressource du Web ont des usages assez distincts :

les ressources constituant les pages Web : documents HTML, images JPEG ou PNG ou GIF, scripts JavaScript, feuilles de style CSS, sons, animations ; 
les ressources accessibles depuis une page Web mais consultables avec une interface particulire : flux audio, flux vido ; 
les ressources conues pour tre consultes sparment : documents (PDF, PostScript, Word, etc), fichier texte, images de tout types, morceaux de musique, vido, fichiers  sauvegarder ; 
les ressources appartenant  des systmes bien distincts du Web : forums Usenet, botes aux lettres lectronique, fichiers locaux. 

 Documents HTML  [modifier]
 
une page WebLe document HTML est la principale ressource d'une page Web, celle qui contient les hyperliens, qui contient et structure le texte, qui lie et dispose les ressources multimdias. Un document HTML contient uniquement du texte : le texte consult, le texte en langage HTML plus d'ventuels autres langages de script ou de style.

La prsentation de documents HTML est la principale fonctionnalit d'un navigateur Web. HTML laisse au navigateur le soin d'exploiter au mieux les capacits de l'ordinateur pour prsenter les ressources. Typiquement, la police de caractre, la longueur des lignes de texte, les couleurs, etc, doivent tre adaptes au priphrique de sortie (cran, imprimante, etc).


 Multimdia  [modifier]
Les lments multimdias proviennent toujours de ressources indpendantes du document HTML. Les documents HTML contiennent des hyperliens pointant sur les ressources multimdias, qui peuvent donc tre parpilles sur Internet. Les lments multimdias lis sont automatiquement transfrs pour prsenter une page Web.

Seul l'usage des images et des petites animations est standardis. Le support du son, de la vido, d'espaces tridimensionnels ou d'autres lments multimdias repose encore sur des technologies non standardises. De nombreux navigateurs Web proposent la possibilit de greffer des logiciels (plugin) pour tendre leurs fonctionnalits, notamment le support de types de mdia non standard.

Les flux (audio, vido) ncessitent un protocole de communication au fonctionnement diffrent de HTTP. C'est une des raisons pour lesquelles ce type de ressource ncessite souvent un plugin et est mal intgr aux pages Web.


 Images  [modifier]
Ce chapitre concerne les images intgres aux pages Web.

L'usage du format de donnes JPEG est indiqu pour les images naturelles, principalement les photographies.

L'usage du format de donnes PNG est indiqu pour les images synthtiques (logos, lments graphiques). Il est aussi indiqu pour les images naturelles, mais uniquement lorsque la qualit prime totalement sur la dure du transfert.

L'usage du format de donnes GIF est indiqu pour les petites animations. Pour les images synthtiques, la popularit ancienne de GIF le fait souvent prfrer  PNG. Cependant, GIF souffre de quelques dsavantages, notamment la limitation du nombre de couleurs et un degr de compression gnralement moindre. En outre une controverse a entour l'usage de GIF de 1994  2004 car Unisys a fait valoir un brevet couvrant la mthode de compression.

L'usage d'images de format de donnes XBM est obsolte.


 Scripts  [modifier]
Un langage de script permet d'crire le texte d'un programme directement excut par un logiciel. Dans le cadre du Web, un script est excut par un navigateur Web et programme des actions rpondant  l'usage que le visiteur fait de la page Web consulte. Un script peut tre intgr au document HTML ou provenir d'une ressource lie. Le premier langage de script du Web fut JavaScript, dvelopp par Netscape. Ensuite Microsoft a dvelopp une variante concurrente sous le nom de JScript. Finalement, la norme ECMAScript a t propose pour la syntaxe du langage, et les normes DOM pour l'interface avec les documents.


 Styles  [modifier]
Le langage CSS a t dvelopp pour grer en dtail la prsentation des documents HTML. Le texte en langage CSS peut tre intgr au document HTML ou provenir de ressources lies, les feuilles de style. Cette sparation permet une gestion spare de l'information (contenue dans des documents HTML) et de sa prsentation (contenue dans des feuilles de style). On parle aussi de  sparation du fond et de la forme .


 Autres  [modifier]
La gestion des autres types de ressource dpend des logiciels installs sur l'hte client et de leurs rglages.

Lorsque le logiciel correspondant est disponible, les documents et images de tout types sont gnralement automatiquement prsents, selon des modalits (fentrage, dialogues) dpendant du navigateur Web et du logiciel grant le type. Lorsque le type de la ressource n'est pas gr, il est gnralement possible de la sauver dans un fichier local.

Pour grer les ressources de systmes diffrents du Web comme le courrier lectronique, les navigateurs font habituellement appel  des logiciels spars. Si aucun logiciel ne gre un type de ressource, un simple message d'erreur l'indique.


 Conception  [modifier]

 Universalit  [modifier]
Le Web a t conu pour tre accessible avec les quipements informatiques les plus divers : station de travail, terminal informatique en mode texte, ordinateur personnel, PDA, etc. Cette universalit d'accs dpend en premier lieu de l'universalit des protocoles Internet. En second lieu, elle dpend de la flexibilit de prsentation des pages Web, offerte par HTML. En outre, HTTP offre aux navigateurs la possibilit de ngocier le type de chaque ressource. Enfin, CSS permet de proposer diffrentes prsentations, slectionnes pour leur adquation avec l'quipement utilis.

L'accessibilit du Web pour les individus handicaps est aussi l'objet d'attentions particulires comme la Web Accessibility Initiative.


 Dcentralisation  [modifier]
Les technologies du Web n'imposent pas d'organisation entre les pages Web, ni a fortiori entre les sites Web. Toute page du Web peut contenir un hyperlien vers toute autre ressource accessible d'Internet. L'tablissement d'un hyperlien ne requiert absolument aucune action du ct de la ressource pointe. Il n'y a pas de registre centralis d'hyperliens, de pages ou de sites. Le seul registre utilis est celui du DNS, c'est une base de donne distribue qui rpertorie des htes et est utile  tous les systmes bass sur Internet.

Cette conception dcentralise devait favoriser, et a favoris, une augmentation rapide de la taille du Web. Elle a aussi favoris l'essor de sites spcialiss dans les informations sur les autres sites : les annuaires et les moteurs de recherche. Sans ces sites, la recherche d'information dans le Web serait extrmement laborieuse. La dmarche inverse, le portail Web, tente de concentrer un maximum d'informations et de services dans un seul site.

Une faiblesse de la dcentralisation est le manque de suivi lorsqu'une ressource est dplace ou supprime : les hyperliens qui la pointaient se retrouvent casss. Et cela n'est visible qu'en activant l'hyperlien, le rsultat le plus courant tant le message d'erreur 404.


 Technologies  [modifier]

 Pr-existantes  [modifier]
Le Web repose sur les technologies d'Internet, notamment TCP/IP pour assurer le transfert des donnes, DNS pour convertir les noms d'hte en adresses IP et MIME pour indiquer le type des donnes. Les formats d'image numrique GIF et JPEG ont t dvelopp indpendamment.


 Spcifiques  [modifier]
Trois technologies ont d tre dveloppes pour le World Wide Web :

les URL pour pouvoir identifier toute ressource dans un hyperlien ; 
le langage HTML pour crire des pages Web contenant des hyperliens ; 
le protocole de communication HTTP utilis entre les navigateurs et les serveurs Web, qui permet d'indiquer le type MIME des ressources transfres. 
Ces premires technologies ont t normalises comme les autres technologies d'Internet : en utilisant le processus des Request for Comments. Cela a donn le RFC 1738 pour les URL, le RFC 1866 pour HTML 2.0 et le RFC 1945 pour HTTP/1.0.

Le World Wide Web Consortium (W3C) a t fond en 1994 pour dvelopper et promouvoir les nouveaux standards du Web. Son rle est notamment de veiller  l'universalit des nouvelles technologies. Des technologies ont galement t dveloppes par des entreprises prives.


 Actuelles  [modifier]
Les principaux standards actuels sont :

XML 1.0 dvelopp pour donner aux langages de balises, dont HTML, une syntaxe plus simple que SGML ; 
HTML 4.01 bas sur SGML, et XHTML 1.0 bass sur XML ; 
le RFC 2396 (Uniform Resource Identifiers), qui recouvre les URL ; 
le RFC 2616 (HTTP/1.1) ; 
les feuilles de styles en cascade CSS level 1 et level 2 ; 
les modles de document DOM level 1 et level 2 ; 
le langage de script JavaScript pour manipuler les documents ; 
les formats d'image numrique PNG, JPEG et GIF. 

 Historique  [modifier]
Tim Berners-Lee travaille comme informaticien  l'Organisation europenne pour la recherche nuclaire (CERN) lorsquil propose, en 1989, de crer un systme hypertexte distribu sur le rseau informatique pour que les collaborateurs puissent partager les informations au sein du CERN.[6] Cette mme anne, les responsables du rseau du CERN dcident d'utiliser le protocole de communication TCP/IP et le CERN ouvre sa premire connexion extrieure avec Internet.[7]

Lanne suivante, lingnieur systme Robert Cailliau se joint au projet d'hypertexte au CERN, immdiatement convaincu de son intrt, et se consacre nergiquement  sa promotion.[8] Tim Berners-Lee et Robert Cailliau sont reconnus comme les deux personnes  l'origine du World Wide Web.

Jusqu'en 1993, le Web est essentiellement dvelopp sous l'impulsion de Tim Berners-Lee et Robert Cailliau. Les choses changent avec l'apparition de NCSA Mosaic, un navigateur Web dvelopp par Eric Bina et Marc Andreessen au National Center for Supercomputing Applications (NCSA), dans l'Illinois. NCSA Mosaic jette les bases de l'interface graphique des navigateurs modernes et cause un accroissement exponentiel de la popularit du Web. Le NCSA produit galement le NCSA HTTPd, un serveur HTTP qui voluera en Apache HTTP Server, le serveur HTTP le plus utilis depuis 1996.

En 1994, Netscape Communications Corporation est fonde avec une bonne partie de l'quipe de dveloppement de NCSA Mosaic. Sorti fin 1994, Netscape Navigator supplante NCSA Mosaic en quelques mois.

En 1995, Microsoft essaie de concurrencer Internet avec The Microsoft Network (MSN) et choue. Fin 1995, aprs la sortie de Windows 95 sans le moindre navigateur Web prinstall, Microsoft lance avec Internet Explorer la guerre des navigateurs contre Netscape Navigator.


 Chronologie  [modifier]
Les premires annes de cet historique sont largement bases sur A Little History of the World Wide Web (Une petite histoire du World Wide Web).

1989 
Tim Berners-Lee, engag au CERN  Genve en 1984 pour travailler sur l'acquisition et le traitement des donnes,[9] propose de dvelopper un systme hypertexte organis en web, afin d'amliorer la diffusion des informations internes : Information Management: A Proposal.[6] 
1990  
Le premier serveur Web, un NeXTcubeRobert Cailliau rejoint le projet et collabore  la rvision de la proposition : WorldWideWeb: Proposal for a HyperText Project.[2] 
tendue : Le premier serveur Web est nxoc01.cern.ch ; la premire page Web est http://nxoc01.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html ; la plus ancienne page conserve date du 13 novembre. 
Logiciels : Le premier navigateur, appel WorldWideWeb (plus tard rebaptis Nexus) est dvelopp en Objective C sur NeXT [1]. En plus d'tre un navigateur, WorldWideWeb est un diteur Web. Le navigateur mode texte line-mode est dvelopp en langage C pour tre portable sur les nombreux modles d'ordinateurs et simples terminaux de l'poque. 
Technologies : Les trois technologies  la base du Web, URL, HTML et HTTP, sont  l'uvre. Sur NeXT, des feuilles de style simples sont galement utilises, ce qui ne sera plus le cas jusqu' l'apparition des Cascading Style Sheets. 
1991 
Le 6 aot, Tim Berners-Lee rend le projet WorldWideWeb public dans un message sur Usenet [2]. 
tendue : premier serveur Web hors d'Europe au SLAC ; passerelle avec WAIS [3]. 
Logiciels : fichiers dvelopps au CERN disponibles par FTP. 
1992 
Le World Wide Web est promu sur le World Wide Web [4]. 
tendue : 26 sites Web  raisonnablement fiables  [5]. 
Logiciels : navigateurs Erwise [6], ViolaWWW [7] ; serveur NCSA HTTPd. 
1993 
Le 30 avril, le CERN met les logiciels du World Wide Web dans le domaine public [8].  la fin de l'anne, les mdias grand public remarquent Internet et le WWW. 
tendue : 130 sites Web en juin, 623 en dcembre [9] ; l'usage crot d'un rythme annuel de 341 634 %. 
Logiciels : Apparitions des navigateurs NCSA Mosaic et Lynx. Disponible d'abord sur X Window, puis sur Windows et MacOS, Mosaic cause un phnomnal accroissement de la popularit du Web. 
Technologies : images dans les pages Web (Mosaic 0.10) ; formulaires interactifs (Mosaic 2.0pre5). 
1994 
tendue : 2738 sites en juin, 10 022 en dcembre. 
Sites : Yahoo! cr par deux tudiants ; apparition de la publicit sur HotWired. 
Logiciels : Netscape Navigator 1.0. 
Standards : fondation du World Wide Web Consortium ; RFC 1738 (Uniform Resource Locators). 
1995 
Microsoft cre MSN pour concurrencer Internet et le Web, puis change d'avis et lance la guerre des navigateurs. 
tendue : 23 500 sites en juin (18 957 en aot selon la premire mesure de Netcraft [10]). 
Logiciels : serveur HTTP Apache ; Microsoft Internet Explorer 1.0 et 2.0. 
Sites : moteur de recherche AltaVista. 
Technologies : formatage tabulaire (Netscape Navigator 1.1b1), documents multi-cadres (Netscape Navigator 2.0b1), Java, JavaScript (Netscape Navigator 2.0b3), PHP. 
Standards : RFC 1866 (HTML 2.0). 
1996 
tendue : 100 000 sites en janvier, environ 230 000 en juin. 
Logiciels : Netscape Navigator 2.0 et 3.0 ; Internet Explorer 3.0 ; Opera 2.1. 
Standards : RFC 1945 (HTTP/1.0) ; CSS level 1. 
1997 
tendue : plus de 1 000 000 sites en avril selon Netcraft. 
Logiciels : Netscape Navigator 4.0 ; Internet Explorer 4.0. 
Standards : HTML 3.2 ; HTML 4.0. 
1998 
America Online rachte Netscape qui a perdu la guerre des navigateurs pour 4 milliards US$. 
tendue : plus de 2 000 000 sites en mars. 
Logiciels : Netscape Navigator 4.5 ; projet Mozilla. 
Sites : Google. 
Standards : XML 1.0 ; CSS level 2 ; DOM level 1. 
1999 
tendue : plus de 4 000 000 de sites en janvier, plus de 7 400 000 en aot. 
Logiciels : Internet Explorer 5.0. 
Standards : HTML 4.01 ; RFC 2616 (HTTP/1.1). 
2000 
tendue : 11 161 854 sites en fvrier, 19 823 296 en aot selon Netcraft [11]. 
Standards : XHTML 1.0. 
2001 
tendue : 27 585 719 sites en janvier, 30 775 624 en aot. 
Logiciels : Internet Explorer 6. 
Sites : Wikipedia. 
2002 
tendue : 36 689 008 sites en janvier, 35 991 815 en aot. 
Logiciels : Mozilla 1.0. 
2003 
tendue : 35 863 952 sites en fvrier, 42 807 275 en aot. 
Logiciels : Safari. 
2004 
Le concept de Web 2.0 apparat. 
tendue : 46 067 743 sites en janvier, 53 341 867 en aot. 
Standards : cration du WHATwg. 
Logiciels : Mozilla Firefox 1.0. 
2005 
tendue : 59 100 880 sites en fvrier, 70 392 567 en aot 
Logiciels : Mozilla Firefox 1.5. 
2006 
tendue : 76 184 000 sites en fvrier, 92 615 362 en aot. 
Logiciels : Internet Explorer 7, Mozilla Firefox 2.0. 
2007 
tendue : 108 810 358 sites en fvrier. 

 Voir aussi  [modifier]
    Le Wiktionnaire possde une entre pour  web .
 

 Articles lis  [modifier]

 Concepts gnraux  [modifier]
[ Internet | hypertexte | hyperlien | multimdia | e-commerce ]


 Concepts du Web  [modifier]
[ agence Web | hbergeur Web | serveur Web | adresse Web | site Web | annuaire Web | portail Web | page Web | accessibilit du Web | Web smantique | Web 2.0 | Web profond ]


 Technologies du Web  [modifier]
[ URL | URI | HTTP | HTML | SGML | XHTML | XML | CSS | JavaScript | ActionScript | DOM | dynamic HTML | Standards du Web ]


 Logiciels serveurs  [modifier]
[ serveur HTTP | NCSA HTTPd | Apache HTTP Server | serveur proxy | moteur de recherche ]


 Logiciels clients  [modifier]
[ diteur HTML | navigateur Web | liste de navigateurs Web | robot d'indexation | guerre des navigateurs ]


 Acteurs  [modifier]
[ Tim Berners-Lee | Robert Cailliau | CERN | NCSA | IETF | World Wide Web Consortium | Netscape Communications Corporation | Microsoft | America Online ]


 Applications  [modifier]
[ gestion des connaissances | systme de gestion de contenu | Wiki | Blog | Webmail | Web confrence ]


 Liens externes  [modifier]
(en) A Little History of the World Wide Web 
(en) (fr) info.cern.ch, rtrospective historique du CERN 
(en) Webology 
(fr) Journes francophones de la Toile, 2003 
(fr) [12] 

 Notes et rfrences  [modifier]
? L'image de l'araigne est parfois utilise par les anglophones, on l'a retrouve ainsi dans l'expression web spider pour le robot d'indexation. 
? 2,0 2,1 WorldWideWeb: Proposal for a HyperText Project, T. Berners-Lee/CN, R. Cailliau/ECP, 12 novembre 1990 
? Frequently asked questions by the Press - Tim BL - Spelling of WWW 
? Vocabulaire d'Internet - Banque de terminologie du Qubec - World Wide Web 
? Journal officiel du 16 mars 1999 - Vocabulaire de l'informatique et de l'internet 
? 6,0 6,1 Tim Berners-Lee, Information Management: A Proposal, CERN, mars 1989 
? James Gillies et Robert Cailliau, How the Web was Born, Oxford University Press, 2000, ISBN 0-19-286207-3, p. 87 
? Tim Berners-Lee, Weaving the Web, Texere, 2000, ISBN 1-58799-018-0, p. 27 
? Tim Berners-Lee, Weaving the Web, Texere, 2000, ISBN 1-58799-018-0, p. 15 



 Portail de l'informatique  Accdez aux articles de Wikipdia concernant linformatique. 
AJAX, ou Asynchronous JavaScript And XML ( XML et Javascript asynchrones ), est un acronyme dsignant une mthode informatique de dveloppement d'applications Web.

 l'image de DHTML ou de LAMP, AJAX n'est pas une technologie en elle-mme, mais un terme qui voque l'utilisation conjointe d'un ensemble de technologies couramment utilises sur le Web :

HTML (ou XHTML) pour la structure smantique des informations ; 
CSS pour la prsentation des informations ; 
DOM et JavaScript pour afficher et interagir dynamiquement avec l'information prsente ; 
l'objet XMLHttpRequest pour changer et manipuler les donnes de manire asynchrone avec le serveur Web. 
XML et XSLT 
En alternative au couple XML/XSLT, les applications AJAX peuvent utiliser d'autres technologies : le HTML prformat, les fichiers texte plats, JSON, etc.

Les applications AJAX peuvent tre utilises au sein des navigateurs Web qui supportent les technologies dcrites prcdemment. Parmi eux, on trouve Mozilla, Firefox, Internet Explorer, Konqueror, Safari ou encore Opera. Toutefois, ce dernier ne supporte pas les transformations XSLT nativement pour les versions antrieures  la 9.0[1].

Sommaire [masquer]
1 Histoire 
2 Comparaison avec les applications Web traditionnelles 
3 Approches ct serveur 
4 Avantages et inconvnients 
5 Avenir d'Ajax 
6 Notes & rfrences 
7 Voir aussi 
7.1 Articles connexes 
7.2 Liens externes 
 


 Histoire  [modifier]
Le terme AJAX a t introduit par Jesse James Garrett, le 18 fvrier 2005, dans un article sur le site Web Adaptive Path[2]. Depuis, il a rapidement gagn en popularit.

Il est important de noter que les lments qui le composent et leur utilisation pour gnrer des interactions asynchrones sont antrieurs.

En 2001, l'objet XMLHttp, apparue avec la bibliothque MSXML, point de dpart de cette technique, fut dvelopp  l'origine par Microsoft pour Internet Explorer 5 en tant qu'objet ActiveX, puis intgr en tant qu'objet navigateur natif nomm XMLHttpRequest par Mozilla, ce qui permit aux autres navigateurs de l'intgrer car ActiveX n'est utilis que par Internet Explorer.


 Comparaison avec les applications Web traditionnelles  [modifier]
Les applications Web permettent aux utilisateurs d'effectuer des choix (suivre un lien, remplir et valider un formulaire). Une requte est alors envoye au serveur HTTP, qui agit en fonction de l'action et des donnes reues, et renvoie une nouvelle page. Ce fonctionnement consomme inutilement une partie de la bande passante, une grande partie du code (X)HTML tant commune aux diffrentes pages de l'application. Et parce qu'une requte au serveur HTTP doit tre ralise  chaque interaction avec l'application, le temps de rponse de l'application dpend fortement du temps de rponse du serveur HTTP. Cela conduit  des interfaces utilisateurs plus lentes que leurs quivalents natives. Les navigateurs actuels mettent les lments communs en cache, donc le chargement de pages nouvelles n'oblige pas le serveur  redonner les mmes lments  chaque fois.

Les applications utilisant les techniques AJAX quant  elles peuvent envoyer des requtes au serveur HTTP pour rcuprer uniquement les donnes ncessaires en utilisant la requte HTTP XMLHttpRequest, et en utilisant la puissance des feuilles de style (CSS) ainsi que le langage Javascript ct client pour interprter la rponse du serveur HTTP. Les applications sont alors plus ractives, la quantit de donnes changes entre le navigateur et le serveur HTTP tant fortement rduite. Le temps de traitement de la requte ct serveur est galement lgrement rduit, une partie du traitement tant ralis sur l'ordinateur d'o provient la requte.

En contrepartie, le chargement de la premire page peut tre pnalis si l'application utilise une bibliothque AJAX volumineuse (certains frameworks psent plus de 500 ko !)...


 Approches ct serveur  [modifier]
Un des points critiques dans la programmation avec AJAX est de dterminer l'architecture client/serveur. En thorie, AJAX fonctionne indpendamment du serveur. En pratique, la technologie ct serveur choisie a un impact significatif sur les choix de programmation  disposition.

Java fournit une technologie  maturit avec un support des threads et un important soutien de la communaut Open Source. 
Ruby, et spcialement Ruby on Rails, en tire un fort potentiel de productivit. 
PHP possde aussi un fort soutien de la communaut Open Source, notamment la version 5 plus performante sur la gestion du XML en natif. 
Perl propose notamment Catalyst. 
Python est un langage de scripting complet et largement utilis mais moins que Java ou PHP sur les serveurs (Google l'utilise largement). 
.NET 2.0 de Microsoft dveloppe un framework pour Asp.Net (Microsoft Asp.Net Ajax). 
Morfik WebOS AppsBuilder de MORFIK est un EDI complet pour des applications AJAX avec un 'designer' visuel et le choix du langage de programmation (Pascal,Basic,Java,C#). 

 Avantages et inconvnients  [modifier]
L'avantage de cette mthode est la vitesse  laquelle une application AJAX rpond aux actions de l'utilisateur, dont les actions sont traites (en partie au moins) localement par le navigateur.

L'utilisateur d'applications AJAX doit autoriser l'excution de code Javascript par son navigateur, ce qui peut laisser craindre des problmes de scurit. Avec les versions d'Internet Explorer 5 ou 6 pour Windows, il doit aussi autoriser les ActiveX car le composant XMLHTTP n'y est pas natif comme dans ses concurrents (Firefox, Safari, Opera, etc.) ou la version 7. Utilisant des techniques apparentes au HTML dynamique, les applications AJAX doivent tre testes sur chaque navigateur, en raison du non respect des normes officielles.

Un autre inconvnient que l'on peut avancer est la question du rfrencement puisque les robots d'indexation ne sont pas en mesure d'indexer les contenus engendrs dynamiquement.

Enfin, en modifiant le contexte de navigation sans que l'utilisateur n'en soit ncessairement averti (en fonction de son mode d'accs au Web), AJAX pose de nombreuses questions d'accessibilit. C'est le cas notamment pour les utilisateurs de lecteurs d'cran ou de dispositifs d'agrandissement (loupes virtuelles).


 Avenir d'Ajax  [modifier]
IBM a cr Open AJAX Initiative, un groupe de promotion de cette technologie avec des partenaires tels que 24SevenOffice, Adobe Systems, BEA Systems, Borland, the Dojo Foundation, Eclipse Foundation, Google, Ilog, Yahoo!, Laszlo Systems, Mozilla Corporation, Novell, Openwave Systems, SAP, Oracle, Red Hat, Tibco, Zend et Zimbra.[3].

Le premier rsultat de cette initiative est l'AJAX Toolkit Framework[4], un projet qui vise  proposer des outils pour le dveloppement d'applications AJAX dans l'outil de dveloppement Eclipse. Ce projet s'appuie entre autre sur la contribution initiale d'IBM et divers frameworks AJAX open source (tels que Dojo ou Rico).

La fondation Eclipse propose galement un outil pour le dveloppement d'applications web bases sur le framework Eclipse, sous le nom de RAP (Rich AJAX Platform). Les applications ainsi construites pourront tre dployes ct serveur et seront accessibles par un navigateur web via une gnration de code utilisant les principes d'AJAX.

Du cot de Microsoft, un framework est en cours de dveloppement, facilitant la mise en place de site ajax. Ce framework est gratuit.

En parallle est dvelopp une ASP.NET Ajax Control Toolkit, qui offre de nombreux contrles  prts  lemploi  pour les dveloppeurs utilisant Visual Studio 2005. On y trouve actuellement une trentaine de contrles mais Microsoft en prvoit 50  100, tous fournis avec leur source. Il existe aussi un tutoriel sur le site pour crer ses propres contrles Toolkit qui utilisent la technologie Ajax .Net.

De plus, on a vu rcemment arriver le design pattern "Comet", qui propose des solutions pour effectuer du "push" de donnes grce  Ajax.


 Notes & rfrences  [modifier]
? http://www.opera.com/docs/specs 
? (en) L'article de Jesse James Garrett qui a lanc le nom Ajax (traduction (fr)) 
? http://www.openajax.org 
? Description du projet hberg par eclipse.org 

 Voir aussi  [modifier]

 Articles connexes  [modifier]
XMLHttpRequest 
JavaScript 
Cadre d'Application AJAX 
Conception de sites Web 

 Liens externes  [modifier]
Catgorie Asynchronous JavaScript and XML de l'annuaire dmoz. 
(fr) Cours et Tutoriel Ajax 
(fr) Le forum Ajax : Forum d'entraide des dveloppeurs francophones sur Ajax 
(fr) Apprendre Ajax : Tutoriel avec exemples d'utilisation get, post, text, XML. 
